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Christophe Berliocchi

Live

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Calogero à Pau, le chéri de ces dames

Calogero joue partout à guichets fermés. Calogero aligne les chiffres à triple zéro : 800 000 exemplaires vendus de son précédent album et 400 000 spectateurs pour sa tournée véritable « Feux d’artifice ». Calogero Joseph Salvatore Maurici, 46 ans, fils d’immigrés italiens, déracinés de Sicile pour s’installer à Grenoble dans les années 50, est un héros. Le fils spirituel de Michel Berger et Jean-Jacques Goldman est l’un des très rares artistes français de variétés à surfer sur la vague d’un succès pop qui ne se dément pas depuis plus de quinze ans.

 

Le « Liberté chérie tour », du nom de son dernier album, a débuté à Amiens, le 10 mars, et après trois dates à guichets fermés dans le Sud-Est (Nice, Marseille et Montpellier), le Zénith de Pau était à son tour archi-comble, jeudi soir, avec une fosse remplie comme jamais, où les fans se pressaient les uns contre les autres pour communier avec « Calo ». Il enchaînera ainsi 90 dates dans tout le pays, déjà toutes « sold-out » ! Qui en France peut se targuer d’un tel succès aussi bien critique que commercial ? Pas grand monde.

 

Alors pour cette nouvelle tournée, trois ans après, la production a mis le paquet en renouvelant la scène, avec écran géant, innovations technologiques comme ces trois rangées de cubes de lumière, et un son unique, puissant, la patte de Calogero qui est fidèle à son trio de musiciens dont son « frère », Christophe Dubois, le batteur peroxydé, l’un des tout meilleurs de l’Hexagone, si ce n’est le plus fort question rythmique. Une jeune musicienne, Elsa Gilles, complète le combo.

 

Il faudra quelques morceaux pour que le show se mette vraiment en place, trouve la bonne alchimie avec un Zénith qui ne demandait qu’à vibrer. Calo joue d’abord des morceaux de son dernier opus, dont le tube « Voler de nuit », puis passe sans transition à la séquence émotions : « Fondamental », « Vélo d’hiver », il est seul au piano, à droite de la scène, ce que regretteront les fans situés… à gauche de la fosse.

 

Hommage à Johnny

 

Calogero est à l’aise dans ces séquences intimes, marquées par l’émotion, ses textes et mélodies sont puissants, sa voix claire, « Les feux d’artifice », chanté l’an dernier en hommage aux victimes du 14 Juillet à Nice, « Un jour au mauvais endroit », repris en chœur par la foule. La communion est totale avec le Zénith qui se met à danser et lever les bras au ciel sur des pièces réorchestrées très seventies-années 80 comme « Julie », « 1987 » ou « Comment font-ils ? », puis entre en transes sur les incontournables (« Face à la mer », « Yalla », « Aussi libre que moi »), joués à pleine puissance. Calo rend hommage à Johnny avec « Gabrielle » et veut lui aussi « mourir d’amour enchaîné » en levant les mains au ciel.

 

Le rappel est sans appel : Calogero revient seul pour « Le Portrait » puis termine avec le tube clivant de l’été dernier, qui a surpris les fans de la première heure, conforté ses éternels détracteurs et rallié un nouveau public, le fameux « Je joue de la musique », orchestré en mode disco funky, avec un slap de basse énorme, plus de cinq minutes en version boîte de nuit sous les stroboscopes et les lumières colorées.

 

La foule est debout, hypnotisée, le sourire accroché aux lèvres, heureuse d’être là à partager ce moment avec Calo et ses musiciens que le public palois salue pendant de très longues minutes. Le show est fini, certaines fans croisées dans les coursives du Zénith iront le voir à Bordeaux et Toulouse dans la foulée ! Quand on aime… Photos Pierre-Alex Barcoïsbide

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