logo-cbp

Christophe Berliocchi

Live

AD4I9620

Au Tube à Seignosse, Véronique Sanson a monté le son

Mais quel âge à Véronique Sanson ? C’est la question que je me suis posée lors du rappel, qu’elle a effectué seule, en solitaire, avec son piano face à la salle bondée du Tube ! Après deux heures et quart d’un live endiablé, la Véro Sanson a terminé en beauté, avec des textes de toute… beauté justement ! C’est ça Sanson, des textes ciselés, qu’il faut apprécier, avec cette voix si caractéristique, reconnaissable entre toutes, et surtout des musiques envoûtantes qui ont marqué toute une génération, celle des années 70, qui était très représentée dans la salle landaise de Seignosse.

Sanson a donc 70 ans ! L’artiste à fleur de peau revient de loin (alcool et coke à ses débuts, tumeur aux amygdales récemment) et son public ne l’a jamais oublié, dans cette petite salle des Landes, entre dunes et océan, il y avait les accrocs, qui reprenaient les refrains par coeur et se levaient  chaque fin de titre. Sanson n’a besoin de personne (un peu de Michel Berger quand même à ses débuts en 1972) pour se faire aimer, même si elle dit radoter, sur scène, rien de tout cela, entourée de… quatorze musiciens, rien que ça, Véro a livré un live vrai. Des tubes à gogo, de « Rien que de l’eau » à « Ma Révérence » et de subtils derniers morceaux issus de « Dignes, dingues, donc… ».

 

La swingueuse a toujours du chien, celle qui a collectionné les hommes comme les bouteilles, les ennuis de santé à répétition, a prouvé à Seignosse qu’elle était à 70 ans sur la voie de la rédemption ultime ! Portée par l’amour inconditionnel de son public de fans venus nombreux des Landes et du Pays basque tout proche, Véronique Sanson est galvanisée sur scène entourée de musiciens adorés sur lesquels elle sait qu’elle peut compter, à l’instar du papy rockeur Basile Leroux. Sanson a fini par « Bahia », seule face à son public qu’elle a longuement embrassé, jusqu’à en perdre haleine…

Menu CBP